Catégorie : Logements




Une résidence solidaire est une résidence normale, à quelques détails près…
Il s’agit avant tout de proposer des logements de qualité : au moins traversants, des pièces de vie vers le cœur d’ilot, un prolongement du logement par de larges balcons, des espaces de rangements en balcons et coursives, des typologies variées… et de délicates attentions.
À partir de cette exigence de qualité, le propos est de permettre et jamais d’imposer. Il nous semble que la notion du « vivre ensemble » ne se décrète pas, elle peut juste être favorisée.
Dans ce contexte, nous avons élaboré plusieurs stratégies.
Élargir des fonctions.
Le fait d’« élargir des fonctions », consiste en agissant sur quelques variables à permettre à un espace au départ vaguement fonctionnel d’offrir des possibilités d’échanges ; une coursives de 2,50m de large permet de poser des chaises.
L’alibi.
Une autre stratégie mise en œuvre est « l’alibi ». Alfred Hitchcock raconte dans ses échanges avec François Truffaut que les intrigues de ses films lui importe peu : la poudre secrète que poursuivent plusieurs espions n’est qu’un prétexte, un alibi, à raconter une histoire follement sentimentale entre les deux héros… Nous ne faisons pas autrement en proposant un jardin potager en sacs où la finalité n’est évidemment pas de se lancer dans le maraichage.
L’adossement.
Enfin, « l’adossement » permet dans l’organisation spatiale de rapprocher un espace d’une pratique en imaginant que les probabilités pour qu’un échange se produisent soient plus fortes.
- OPÉRATION : construction de 26 logements BBC & HE, commerces et parking enterré
- LOCALISATION : Le Bouscat, Gironde
- MAÎTRE D’OUVRAGE : aquitanis
- MISSION CONFIÉE : de base
- BUREAU D’ÉTUDES : Math Ingénierie
- BUDGET : 3 160 000€ H.T.
- SURFACE : 3186 m2 SHON
- LIVRAISON : 2014





© David Pradel
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La résidence « Monte Cristo » existe par la Garonne pour la Garonne.
Elle est exactement parallèle à son lit et dans la même direction. Sa position excentrée par rapport à Bordeaux et contre le fleuve lui donne ce point de vue extérieur cher au philosophe ; un véritable exposé sur le développement de la ville de Bordeaux classique à ses faubourgs contemporains. Le point de vue le l’intime, de l’appartement, de la fenêtre génèrent un paysage familier comme le chien domestique ; le balancement régulier des 6 heures de marées rythment presque éternellement les mutations du paysage à ses pieds, sous ses yeux.
« Si un paysage existe, il n’y a rien faire si ce n’est se glisser délicatement dedans. Face à la mer, regarder la mer. » (A. Lacaton & J.P. Vassal)